100 ans de Muzic-hall – Billetterie ouverte

Après l’annulation de sa représentation au Festival MUZ le 27 juin, retrouvez le spectacle le samedi 7 novembre à la salle du Brassin !
Deux séances : 17h et 20h30. Choisissez votre horaire !
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Buvette et petite restauration.
« 100 ans de Muzic’Hall » n’est pas une reconstitution. Ce n’est pas un musée.
C’est un voyage dans quelque chose que nous avons presque tous connu sans toujours pouvoir le nommer : le frisson d’un rideau rouge, le silence juste avant l’entrée d’un artiste, le moment où la lumière décide de faire exister quelqu’un.
Le spectacle traverse un siècle de scènes populaires, non pas comme un livre d’histoire, mais comme une mémoire vivante. Et la mémoire n’est jamais chronologique : elle laisse revenir ce qui a brûlé, ce qui a touché, ce qui a fait rire ou serré la gorge.
On commence au début du XXᵉ siècle, là où le Music-Hall mêlait émerveillement et inconfort. Le public venait voir la femme à barbe, le lilliputien, l’homme-tronc, l’acrobate minuscule, l’homme caoutchouc. On applaudissait leurs talents, bien sûr, mais surtout leurs différences. Avant d’être artistes, ils étaient regardés. Avant d’être entendus, ils étaient montrés.
Cette réalité porte un nom : la monstration.
Ce mot dit la frontière fragile entre « voir quelqu’un » et « regarder quelqu’un être vu ».
Autrefois, la différence se regardait comme un numéro de cirque. Aujourd’hui, on la tait pour éviter le trouble. Ici, nous faisons le choix inverse : laisser vivre les corps, les voix, les fragilités et les singularités, sans les expliquer ni les excuser. Simplement parce qu’elles existent et qu’elles ont leur place.
Au centre de la scène se dresse un immense cadre de miroir de loge, cerclé d’ampoules. Ce miroir ne reflète rien. Et pourtant, on y voit quelqu’un devenir présent.
Ce spectacle part de là.
Dans la fosse, un piano. Dos au public. Comme un pianiste de cinéma muet accompagnant un film que personne ne voit, mais que tout le monde imagine. On y entend Brel et Phanee de Pool, Barbara et Eddy de Pretto, Gilles Marie et Brassens…
Ce spectacle parle du Music-Hall : de son éclat, de son humour, de sa démesure, de ses excès. Mais il parle aussi d’un geste plus simple : faire exister quelqu’un sous la lumière.
À la fin, lorsque les ampoules du grand cadre s’éteindront une à une, ce ne sera pas seulement la fin du spectacle, mais celle d’une présence.
Il restera un parfum de poudre, une vibration de piano presque effacée, et ce silence particulier qui ressemble à un souvenir qui refuse de s’en aller.
Alors, lentement, presque à regret, les corps se remettront en mouvement, et la salle redeviendra le monde. Même lorsque la scène redevient vide, quelque chose persiste, discret, têtu.
Parce que le Music-Hall, comme la mémoire, comme ce qui nous manque, ne disparaît jamais entièrement.
Distribution
Mélanie Bialkowski, Babé Boesch, Aurore Degoulange, Gilles Dupouy, Suzanne Koch, Gilles Marie, Corinne Meyer, Sandrine Michel, Théo Pabisiak, Lyvia Salvaggio, Camille Seri, Antoine Tastayre : jeu
Sébastien Dubourg : piano
Mise en scène et scénographie : Christian Rätz
Direction musicale : Sébastien Dubourg
Chorégraphies : Lyvia Salvaggio
Création lumière et régie : Clément Debras, Alexandre Rätz
Régie son : Olivier Weber